ARBOIS POULSARD EN GEILLON 2018

Grandes Parcelles

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2018  

Si Henri Maire a été la figure emblématique des vins du Jura, il aura fallu plusieurs générations pour patiemment constituer l’un des plus beaux domaines de la région, centré sur ses appellations phares : Château-Chalon, l’Étoile et Arbois. Le domaine Maire & Fils couvre aujourd’hui 218 hectares de vignes, produisant tous les cépages de la région.


Petit par sa taille, mais grand par son exceptionnelle diversité, le vignoble jurassien s’étire sur 80 kilomètres entre la Bourgogne et la Suisse, à la frontière Est de la France.


L’Appellation Arbois est la plus ancienne et la plus étendue des quatre AOC géographiques du Jura. Son nom viendrait des mots celtes « ar » et « bois » qui signifient « terre fertile ».



100% Poulsard.

En plus du très coté Pinot Noir, le Jura a la richesse de détenir deux cépages autochtones pour les vins rouges : le Trousseau et le Poulsard.


Le Poulsard, cépage autochtone ancien, également nommé Ploussard, apprécie les terres fortes, marneuses ou argileuses. C’est le second cépage le plus répandu dans le Jura (après le Chardonnay pour les blancs).


Ses grains à jus blanc et à peau fine donnent des vins rouges friands et gouleyants, aux accents de petits fruits rouges et à l’étonnante robe rubis clair comme cet Arbois, issu à 100% du cépage Poulsard.



Cette cuvée parcellaire est issue de raisins de Poulsard récoltés manuellement sur la parcelle dites « En Geillon », propriété historique de la famille Maire, située au Sud du Domaine (et au Sud-Ouest du village d'Arbois), le long de la fameuse « Route des Vins du Jura », la RN 83.



  • Surface de la parcelle : 2,43 Ha

  • Exposition : ouest/sud-ouest

  • Age des vignes : 26 ans (1992)

  • Sols : marnes du trias


 


Le travail dans les vignes, est basé sur le respect de la nature et des sols. Pour les jeunes vignes, situées sur les fortes pentes, pour éviter l’érosion, nous bêchons un rang sur deux, pratiquons des remontages de sols pour aérer les terres soumises au tassement dû à l’humidité, et de l’enherbement avec des plantes sélectionnées telles que le trèfle, qui, en exerçant une concurrence sur la vigne permet de moduler son alimentation minérale et hydrique et de contrôler sa vigueur et son rendement.


La taille Guyot double s’impose pour mieux en maitriser le rendement.


Réception de la vendange manuelle, avec tri sur table de tri.

Macération totale de 12 jours en cuve inox thermo régulée. Suivi régulier tout au long de la fermentation, intégrant quelques remontages et pigeages. Au moment du pressurage, les jus de presse et de goutte sont assemblés et soutirés pour une fermentation malolactique sur lies fines.

L'élevage est de 2-3 mois en cuve inox, pour préserver tous les arômes et la fraîcheur.

Mise en bouteille après une filtration légère.

Dans sa robe rouge légère, rappelant les clairets, cet Arbois authentique offre un nez caractéristique sur les petits fruits avec de discrètes notes épicées. En bouche, la structure est légère, élégante et friande sur la griotte et une pointe animale typique du cépage.

Servir frais (mais pas glacé) à 13/14° C environ sur des entrées froides et charcuteries. Ou, plus chambré (16°C) sur une escalope de veau au Comté, un rôti de porc aux pruneaux, un colombo d'agneau et des fromages frais.

À déguster dans les 3 ans suivants le millésime pour apprécier toute sa typicité.

Le Millésime 2018 : exceptionnel !

Il y a des millésimes qui marquent la vie de toute une région viticole. 2018 fait sans nul doute partie de ceux-là. « On n’a jamais vu ça ! » pouvait-on entendre partout dans le vignoble au moment des vendanges. Après des années de maigre récolte, Le millésime 2018 a en effet réunit les conditions idéales pour une parfaite maturité des raisins et une qualité exceptionnelle.

La fin d’hiver très froide avec d’intenses épisodes de gelées a prolongé la dormance de la vigne entrainant donc un débourrement plus tardif qui a permis d’éviter une nouvelle année de gel printanier comme la région en a connu régulièrement sur les derniers millésimes.

Ensuite, le printemps très chaud, pluvieux avec de fréquents orages et de la grêle a heureusement épargné les vignes du domaine et l’été qui a suivi fut chaud et sec comme partout en France et donc également sur les plateaux d’habitude plus frais du vignoble jurassien.

Et ce grand soleil a continué de briller jusqu’à l’automne offrant des conditions idéales pour vendanger. Mis à part le cépage savagnin, plus sensible, qui a un peu plus souffert de la canicule, la récolte a été abondante et de grande qualité.