ARBOIS SAVAGNIN VIGNES DE SORBIEF 2018

Grandes Parcelles

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2018  

Si Henri Maire a été la figure emblématique des vins du Jura, il aura fallu plusieurs générations pour patiemment constituer l’un des plus beaux domaines de la région, centré sur ses appellations phares : Château-Chalon, l’Étoile et Arbois. Le domaine Maire & Fils couvre aujourd’hui 218 hectares de vignes, produisant tous les cépages de la région.


Petit par sa taille, mais grand par son exceptionnelle diversité, le vignoble jurassien s’étire sur 80 kilomètres entre la Bourgogne et la Suisse, à la frontière Est de la France. L’Appellation Arbois est la plus ancienne et la plus étendue des quatre AOC géographiques. Son nom viendrait des mots celtes « ar » et « bois » qui signifient « terre fertile ».



Typiquement jurassien, le Savagnin s’épanouit sur les marnes grises du Jura et mûrit lentement. Exigeant et patient, il est très souvent associé aux vins de type oxydatif, ou « sous voile » de la région.


Mais sa facette minérale, moins connue mérite pourtant le détour : vinifié à l’abri de l’air, le Savagnin exprime en effet des notes minérales de citron et de fleurs blanches et un caractère exotique.



Propriété historique de la famille Maire au sud-ouest d'Arbois, le vignoble de Sorbief est situé sur un terroir reconnu comme l’un des plus beaux de l’appellation.

Les vignes de Savagnin sont cultivées sur le lieu-dit « La Barodotte » dont le sol  est particulièrement adapté à ce cépage tardif et exigeant.


- Surface: 1,5 Ha environ
- Exposition plein Sud
- Age des vignes : 32 ans (plantées en 1987)
- Sols marneux du Trias.


Le travail dans les vignes, est basé sur le respect de la nature et des sols. Pour les jeunes vignes, situées sur les fortes pentes, pour éviter l’érosion, nous bêchons un rang sur deux, pratiquons des remontages de sols pour aérer les terres soumises au tassement dû à l’humidité, et de l’enherbement avec des plantes sélectionnées telles que le trèfle, qui, en exerçant une concurrence sur la vigne permet de moduler son alimentation minérale et hydrique et de contrôler sa vigueur et son rendement. La taille Guyot double s’impose pour mieux en maitriser son rendement.


Réception et tri de la vendange manuelle, encuvage par gravité, en cuves thermo régulées pour la vinification. Après le pressurage, les moûts sont débourbés à froid.

Puis le vin est placé en fûts de chêne (dont 30% de fûts neufs) pour la fermentation et un élevage de  9 mois sur lies fines, pour élargir la palette aromatique du vin.

Ce vin est dit « naturé », c'est à dire qu'il a été élevé à l'abri de l'air avec un ouillage des fûts, en les remplissant à mesure que le niveau baisse, sous l’effet de l’évaporation naturelle du vin.

Embouteillage en juin avec une légère filtration.

- Belle robe brillante et limpide à la couleur or-vert.
- Le nez étonne par ses belles notes minérales, florales et fruitées (fruits blancs et notes exotiques).
- En bouche, une très belle expression du Savagnin issue de la combinaison d’un terroir unique et de la vinification en fûts ouillés. Un vin puissant et complexe qui offre un bel équilibre entre les notes citronnées et minérales, les arômes de fleurs blanches et de la matière assurant une longue et agréable finale.

Servir légèrement frais à 12°C et déguster sur des entrées froides ou chaudes, des crustacés comme les langoustines ou écrevisses, des fruits de mer, du saumon fumé ou un beau poisson, grillé ou en sauce, une volaille rôti et bien entendu les fromages locaux, Comté et Morbier, mais aussi le bleu de Gex ou les gruyères de Suisse.

De 5 à 6 ans.

Le Millésime 2018 : exceptionnel !

Il y a des millésimes qui marquent la vie de toute une région viticole. 2018 fait sans nul doute partie de ceux-là. « On n’a jamais vu ça ! » pouvait-on entendre partout dans le vignoble au moment des vendanges. Après des années de maigre récolte, Le millésime 2018 a en effet réunit les conditions idéales pour une parfaite maturité des raisins et une qualité exceptionnelle.

La fin d’hiver très froide avec d’intenses épisodes de gelées a prolongé la dormance de la vigne entrainant donc un débourrement plus tardif qui a permis d’éviter une nouvelle année de gel printanier comme la région en a connu régulièrement sur les derniers millésimes.

Ensuite, le printemps très chaud, pluvieux avec de fréquents orages et de la grêle a heureusement épargné les vignes du domaine et l’été qui a suivi fut chaud et sec comme partout en France et donc également sur les plateaux d’habitude plus frais du vignoble jurassien.

Et ce grand soleil a continué de briller jusqu’à l’automne offrant des conditions idéales pour vendanger. Mis à part le cépage savagnin, plus sensible, qui a un peu plus souffert de la canicule, la récolte a été abondante et de grande qualité.